Lors de sa prise de fonction en mars 2013, Xi Jinping impose sa nouvelle devise du rêve chinois. Cette politique de renaissance s’est construite sur l’abandon du modèle maoïste et sur une stratégie d’ouverture. Toutefois, elle rencontre des limites soulignées, la Chine serait « une bombe à retardement » selon Bachelet à cause des difficultés de passer de la croissance au développement.

  • Des politiques économiques qui oscillent et qui ne sont pas toujours couronnées de succès. La Campagne des cent fleurs. De 1949 à 1978 : pas d’ouverture. En 1958, Mao met en place le Grand Bond en avant (industrialisation des campagnes) qui est un échec se soldant par des famines (dizaines de millions de morts) et la rupture sino-soviétique en 1960. La mise en place de la révolution culturelle prolétarienne  se solde également par un échec. En 1978, programme des 4 modernisations (agriculture, industrie, science, armée), mais pas de 5e modernisation (démocratie), mais débat entre les idéologues et les pragmatiques : le socialisme de marché n’est pas le développement autocentré. Dès lors, il s’agit de respecter les lois économiques objectives.
  • Le choix du socialisme de marché (ouverture au capitalisme du littoral alors que l’État reste communiste), mais pas de la croissance inclusive. Les ZES (1978) (Shenzhen, Xiamen, Shantou, Zhuhai auxquelles s’ajouteront Hainan et Pudong) attirent les IDE et concentrent 1/5edes explorations chinoises. Il s’agit d’une stratégie d’Industrialisation par Substitution aux Importations (ISI). 3 vagues d’investissements font de la Chine une double plateforme d’assemblage et d’exportation : développement d’industries rurales (70 s), investissements en provenance des tortues de mer pour rationaliser la production (90 s), enfin les FTN veulent conquérir le marché chinois. La Chine s’est adaptée au capitalisme avec des entreprises d’État et a fait reculer la pauvreté.
  • Toutefois l’héritage maoïste est maintenu. Selon Zhen Lifan, les maoïstes tentent d’organiser le plus de manifestations possible pour exprimer leur mécontentement. Pressent sur la place Tiananmen, Xi Jinping lui rend hommage.
  • Avènement d’une société de prospérité moyen
  • Un vampire du milieu (Eric Izraelewicz). Les firmes transnationales (FTN) ont investi massivement en Chine et la Chine est devenue un investisseur : Cosco rachète une partie du port du Pirée, Lenovo rachète IBM et Motorola. La Chine devient un vampire du milieu : elle exerce une pression sur les matières premières, fait preuve d’une forme de néocolonialisme à travers le consensus de Pékin, et participe au land grabbing.
  • La Chine puissance ou nuisance ? Retour au système tributaire Ming (système où les voisins de la Chine se rapprochent non pas par souci d’alliance, mais pour compenser les effets négatifs de la montée en puissance de la Chine. Elle s’affirme dans son environnement régional à travers l’ASEAN+3, l’OCS [volonté d’être une puissance eurasiatique], l’AMRO avec l’objectif pays riche, armée puissante. En effet deuxième budget au monde derrière les EUA, mais avec des capacités de projection limitée [1PA : Liaoning], base d’Hainan. La logique de la stratégie [Luttwak]. La montée en puissance de la Chine fait peur et provoque donc un ralentissement de l’ascension de la Chine, car il existe une érosion de la compétitivité, montée du prix des produits chinois, l’existence d’alliance qui peuvent l’hégémonie le TPP.
  • Le casse-tête du modèle chinois. Le modèle se caractérise par une accumulation de crédits : la Chine a résisté à la crise de 2008 au prix d’un endettement intérieur excessif (État, entreprises, collectivités)  le développement du Shadow banking system, car les banques officielles ne veulent pas prêter aux entreprises d’État. De plus l’accumulation de crédit ne suffit plus à relancer la croissance. Selon Paul Krugman : « le modèle repose plus sur la transpiration [bénéficier des autres] que sur l’inspiration [créer soi-même] ». La contribution des exportations à la croissance recule en raison d’une économie trop extravertie. S’y ajoutent des facteurs structurels : le travail n’est plus aussi bon marché et aussi abondant. On parle de tournant de Lewis [moment à partir duquel la main d’œuvre rurale ne permet plus d’exercer de pression à la baisse des salaires].
  • Les 7 périls chinois, Mahbubiani, Le Défi asiatique. Les dégâts écologiques s’aggravent (Smogs, cancers). Mais il est compliqué de verdir un modèle productiviste avec une électricité qui vient à 70 % du charbon. Le shadow banking. Essor d’un système financier fantôme, rémunération dérisoire de l’épargne. Le risque de surcapacité de production. Gaspillage des ressources immense : la chine construit tous azimuts [TGV aéroport autoroute]. Ces surcapacités touchent toutes les activités, notamment les activités de base [ciment]. Au lieu de monter en gamme, les entreprises se font une concurrence sur les prix. Les inégalités explosives. Pas de croissance inclusive en chine. Renforcé par l’exigence du système du Hukou [pas de libre circulation des citoyens, permet de maintenir les salaires à la baisse]. L’Ardoise cachée des collectivités. Les municipalités sans recettes fiscales nouvelles seront incapables de rembourser cette dette. Le Spectre du papy-boom. Véritablement bombe à retardement. Qui va alimenter la réserve industrielle ? Qui aussi va payer les retraites. Les inégalités spatiales entre l’est et l’ouest : Go West Policy. Contraste entre façades portuaires du NE et du SE.
  • La relance de réformes pour trouver une autre nouvelle voie chinoise. Assouplissement de la politique de l’enfant unique [2016], décidé par le 5e plénum du PCC. Restriction de l’installation en ville des populations migrantes. Rôle décisif alloué au marché. Les grandes entreprises redistribuer leur divin 30 %. Libéralisation financière pour sortir du Shadow Banking. Lutte contre la corruption.
Catégories : Asie

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