« L’Europe est née des crises et sera la réponse apportée à ces crises. »

L’Union européenne est plus que jamais nécessaire mais pourtant elle n’a jamais suscité autant de défiance.  L’intégration économique aurait du homogénéiser l’emble, or elle devient de plus en plus hétérogène : économie schizoïde

 

  • Les inégalités de développement économique :
    • Autour de l’Allemagne un petit noyau de pays composé des Pays-Bas, de l’Autriche voit sa production excéder. Le chômage est faible, les comptes publics sont conformes aux normes autorisées.
    • A l’opposé plusieurs pays du Sud (PIIGs) combinent un fort recul de la production, chômage élevé, déficits budgétaires important pour l’Espagne et la Grèce.
    • La France occupe une position moyenne ; le solde extérieur est négatif. Une crosstérité en Europe, lié aux mesure ortho-libérales imposé par l’Allemagne/ Troïka=> politiques d’austérité alors que pour beaucoup d’état il faut injecter de l’argent pour relancer la croissance.
  • L’UEM. Les 19 états membre de la zone euro partagent la même monnaie. Plusieurs avantages : facilite les mobilités car pas de frais de change, moindre vulnérabilité aux fluctuations internationales, concurrence face au dollar comme monnaie dominante. L’introduction de l’euro implique l’adoption d’une politique monétaire unique mais pas encore de politique budgétaire unique. La monnaie unique n’est également concevable que si les économies convergent (déficit <3% du PIB, inflation <1,5% du PIB, taux d’intérêt à long terme <2%). Mais la crise de 2008 a augmenté les dettes, et les déficits.
  • Une gouvernance européenne économique en marche (en réaction à la crise de la zone Euro): l’Europe budgétaire. A travers le Traité sur la Stabilité, la Coordination et la Gouvernance (TSCG, 2012) Il concerne la discipline budgétaire (transcription de règles contraignante à Règle d’or, mesures coercitives) et améliore la coordination des politiques économiques de la zone euro (sommets). Le MES permet de maintenir la stabilité financière des états membres en difficulté, notamment la Grèce. Mais le système de sanction est peu crédible et efficace. L’harmonisation fiscale continue de buter sur des obstacles politiques. Il faudrait abandonner la règle de l’unanimité dans la zone euro. MRU (Mécanisme Régulation Unique): teste qui vérifie la stabilité des banques Européennes. FED n’est pas prêteur en dernier ressort, à l’inverse de la FED (ce qui pourrait rassurer les investisseurs).
  • L’Europe sociale : En vertu du principe de subsidiarité, les questions sociales relèvent pour l’essentiel de la compétence de chaque état membre. L’Europe sociale est le corolaire du principe de libre circulation des personnes. A partir des années 1980, des directives rapprochent les législations. Le traité d’Amsterdam consacre l’emploi comme un thème d’intérêt commun. Mais le traité d’Amsterdam exclut toute idée d’harmonisation législative ou règlementaire. Pis encore, concurrence des modèles sociaux à travers la directive service/Bolkestein qui permet à d’embaucher des travailleurs étrangers sous contrat de leurs pays d’origine.
  • L’Europe industrielle. La majeure partie de la politique industrielle n’est pas menée au niveau de l’UE et relève de la compétence des États membres. Plusieurs défis : la mondialisation met l’Europe face à une concurrence des émergents sans précédent, fait craindre des délocalisations, la désindustrialisation, des performances insuffisantes en matière de productivité alors que l’écart se creuse avec les EUA, le développement. Les pays de services (UK, Pays-Bas) s’opposent aux politiques visant à préserver la compétitivité des secteurs traditionnels. Menace sur le textile notamment chinoise, moldave, macédoine, les espérances de sauvetage du secteur se tournent sur l’innovation (airbags) a condition d’investir. Le succès d’Airbus crée en 1970 : coopération industrielle essentielle à la réussite des nouveaux produits du secteur.

 

La petite étude de cas sympa : La crise de la Zone Euro (2012)                                     

L’adoption laborieuse du traité de Lisbonne, parfois au prix d’un déni de démocrate montre la difficulté de gouverner à 28. Les fondements même de l’union sons ébranlés.

La crise grecque a questionné la pérennité de la zone : l’UEM a une monnaie unique, une banque centrale, pas pas de gouvernement économique. Les membres de la zone euro se sont montré solidaire d’une Grèce menacé par la banqueroute.

En 2012 le TSCG est mis en place pour éviter que la situation se reproduise. Ils ‘agit d’un approfondissement de l’Europe communautaire qui se traduit par une perte de souveraineté. Cette réforme fait progresser l’Europe vers davantage de fédéralisme, face à la crise, plus d’Europe semble être la solution.

 

 

 

Catégories : Europe

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