« L’identité européenne tient à la gestion judicieuse de sa pluralité. »

Il y a une crise de l’Union Européenne depuis le 21e siècle. Au moment ou la technocratie européenne semble bafouer les démocraties nationales, il y a une crise de l’identité. Pourquoi l’identité européenne est-elle si complexe ? Dès lors faut il faire preuve de volontarisme pour construire cette identité tout en prenant conscience que celle ci ne peut être un ABSOLU, c’est UN COMPROMIS. Les européens ne savent plus vraiment (post GF) ce qui fait leurs singularités.

 

  • Un triple héritage culturel. Gréco romain. Athènes à légué la démocratie, ce qui fait qu’on ne peut pas laisser Platon à la porte de l’Europe en 1981. Rome a légué le droit, l’urbanisme.L’Europe se confond avec la chrétienté au cours du Moyen-Âge alors que son identité se défini par rapport aux peuples arabo berbères. La renaissance fonde une culture européenne en rupture avec l’obscurantisme médiéval : libre arbitre., place centrale de l’homme. Cela en fait pas pour autant émerger une conscience européenne : Erasme « prince des érudits ne se considère pas comme européen mais comme un « citoyen du monde).
  • Des valeurs partagées. L’individu comme fondement (lumière) => l’État doit être au service des gens (VS LOCKE). La définition des Critères de Copenhague (1993) le rappelle (Économie de Marché, ne pas discriminer les minorités, démocratie). L’état nation comme territoire (traité de Westphalie 1648 = naissance du concepts d’État nation, met fin à la guerre de 30ans) mais paradoxe alors que l’Europe incarne l’âge post-national. La volonté de promouvoir la paix : guerre civile européenne. Elle permet de réaliser une sortie de guerre : les anciens adversaires développent le projet européen, font de choses en commun.
  • Un projet politique. Ce qui définit le mieux l’Europe c’est le projet d’association sur une base contractuelle. Un projet ancien alors que Aristide Briand voulait les États Unis d’Europe en 1929 à la SND. Un projet qui devient vital après la seconde guerre LA déclaration Schumann du 9 mai 1950 marque la stratégie des petits pas. Et s’incarne dans le couple franco allemand. Un projet qui se concrétise dans des politiques communes : Euratom, PAC (1962), 19 pays de l’Euroland, politique régionale et de cohésion (FEDER, Fond de cohésion pour les pays à moins) mais aussi des projets européens dans qu’on puisse véritablement parler de politique industrielle commune
  • Une Europe à géométrie variable. Plusieurs Europe coexistent : tous les États-nations ne participent pas pareillement à tous les projets : Schengen sans le Royaume Uni, Euroland sans la Suède, le Royaume Uni. Foisonnement d’institution : l’OTAN, LA BERD, l’EEE qui associe l’AELE.
  • Une diversité culturelle : Linguistique : 225 langues indo européenne =/= berbères. Religieuses : Luthéranisme : 85 thèses de l’église de Wittenberg =/= Calvin : doctrine du salut. Différence de laïcité : subvention des cultes ou non. Les pères fondateurs : démocratie chrétienne. Question de l’intégration de la Turquie (pour et contre). Peut-être ce de cette diversité que nait l’unité. Diversité au niveau de la laïcité ( subvention ou non).
  • Une diversité géopolitique. Fragmentation politique. L’Europe est fragmentée en état nation : un quart des frontières a été tracé avant le congrès de vienne. La plupart des frontières ont été tracées après la guerre. L’effondrement de l’empire soviétique et la fin de la guerre fonde ont signifié le retour des revendications territoriales. Tandis qu’a l’ouest la tentative de dépassement de l’état nation s’accompagne d’une montée des régionalismes. Diversité des capitalismes en Europe : Michel Albert. Capitalisme contre capitalisme . Diversité face a Poutine.Plusieurs visions de l’Europe : (pb : faire tout fonctionner ensemble)
    • Europe fédérale : plus de pouvoir à l’Europe au détriment des états (déléguer à l’Europe) = ALL (à l’image de l’Allemagne), « rédemption ». D’autre préfèrent une Europe confédérale (vision Gaullienne = oui Europe mais avec de états puissants) ; « réincarnation » (Brezinski, Eur = prolongement de la puissance française): chaque état peut bloquer une décision de l’Europe. Delors (voie médiane) : fédération d’état-nations. Une Europe puissance (vs espace)
    • Les britanniques : Europe espace, simple zone de libre-échange, PECO : atlantiste (pas Hongrie).Les français : Europe puissance. Moyen de retrouver la puissance peut être perdue. « La réincarnation de la France à travers l’Europe » Il faut un acteur politique et non un simple enjeu.
    • Aujourd’hui Europe est surtout intergouvernementale.
  • Une diversité socio-économique. A l’échelle des pays Gradient nord/Sud (inégalités s’atténues) et Est-Ouest (l’expérience communiste a été terrible pour le niveau économique des PECO). A l’échelle des régions (Hambourg/Mayotte). Northern Range : façade portuaire (Havre, Hambourg) mettant en interface le foreland et l’hinterland, façade dynamique car l’hinterland = Mégalopole. Phénomène de métropolisation. Centre d’impulsions de l’Europe. Ouest vs Est. Dans PECO : concentration dans les capitales. Au sein des villes : écart riche pauvre => frontière urbaine : ségrégation socio-spatial. Mégalopole européen. Dorsal européen, Europe rhénane. FEDER (Fond eur. Dvp. Eco. Régional) un fond structurel. Diversité des capitalismes (MA)/ diversité des états providence (Esping Anderson : les 3 mondes de l’Etat providence). Inégalité de développement à toutes les échelles => les inégalités sont plus fortes entre régions qu’entre états.
  • L’unité à combien ? (CF. Construction européenne) Une construction qui repousse les frontières de l’Europe.La chute du mur de Berlin met l’Europe face à sa réalité géographique. Des critères d’adhésion plus politique qu’économique : Critères de Copenhague. L’Europe jusqu’où ? Les débats sur les candidatures de pays du bassin méditerranées : Turquie ouverture des néo cation en 2005 mais suspend avec Erdogan. Le Monténégro qui veut intégrer. L’Ukraine et la Russie.
  • L’unité dans quels domaines ? Jusqu’ici un bilan flatteur : plus grand marché intégré, monnaie unique mais absence de gouvernance économique. Quid de l’Europe de la recherche ? Quid de l’énergie ? Quid de l’Europe industrielle PIC ? Quid de l’Europe sociale => pas d’harmonisation = dumping social = délocalisation.. ? (Mais plan Yuncker) De grandes lacunes politique : Thiery Chopin dans Le bal des hypocrites affirme que l’Europe fonctionne commune boite noir dont les décisions ne sont pas assez perceptibles pour les citoyens. La méthode Monnet a donné la priorité à la légitimité démocratique. Philipe Ries le malaise de l’Europe vient d’un trop plein de démocratie : dérive de la démocratie d’opinion à travers les référendums. Forte abstentions, progression des partis populistes.
  • L’unité face à qui ? Contre un ennemi commun. Face à l’Amérique ? Mainstream, F. Martel/ (Barjo : américanisation de l’Europe) : étudie la culture grande publique ; Montre qu’il t a une hégémonie. Il y a une américanisation mais résistance au niveau du soft power (exception culturelle française négociée dans le TTIP). Positions ambiguë sur la question de l’atlantisme. Soutien du groupe de Vilnius.  Face au gênât énergétique russe (la aussi division : France pas les même besoin que la Hongrie) ? Face aux puissances émergences (bof) ? Face au terrorisme islamiste ? Quelle nature ? Dvpt d’une certaine conception de la puissance. L’Europe contre l’idée de puissance (Kant : paix perpétuelle). L’histoire a appris que le désir de puissance était porteur de chaos. L’attachement à l ‘état providence interdit un effort militaire capable de concurrencer les Etats-Unis. Mais autre puissance : soft power de joseph Nye. Smart Power (Susan Nossel), la puissante intelligente qui se soucie de autres, leadership, puissance consentie par les autres .Avant tout l’Europe est une puissance normative (Ian Manners : imposer des normes qui concours a la définition de l’identité européenne : paix démocratie, droits de l’homme et secondaire développement durable) Europe laboratoire : Similitude entre gouvernance européenne et mondiale, préférence pour les normes. Europe copiée dans les grandes instances. Incapacité à accepter les rapports de force internationaux. R. Kagan => nécessité  d’une double norme Hard = ext, inté = puissance normative. Toutefois selon Hedley Bull, l’achèvement d’une puissance ne peut passer que par la capacité militaire à se défendre : mais difficulté à mettre en places une PECS/PESD/PSDC : 22 pays européens appartiennent à l’OTAN. Les accords de Berlin+ (2003) stipulent que l’OTAN met à disposition de l’UE du matériel à condition de l’alliance pour des opérations dans lesquelles l’OTAN n’est pas engagée. Quid de l’autonomie stratégique ? Elle est cantonnée à des missions de Petersberg (humanitaire, interposition, corridor). Exception Atalante. L’armée européenne reste dépendante de l’OTAN malgré Saint-Malo et Lancaster house (2010).

 

Extrait des cours du grand Victor Baudin


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