Corruption, violence et faible croissance économique sont les trois plaies du Mexique. Le nombre d’emplois crées ne permet pas d’absorber les jeunes entrants sur le marché du travail et les inégalités se creusent ce qui explique la montée des violences.

  • Violence et impunité. L’échec de la « guerre contre la drogue » (150 000 morts) livrée frontalement par le gouvernement de Calderon (2006-2012) conduit Pena Nieto à la mener de manière plus discrète. Plusieurs faits mettent en lumière la faiblesse de l’état : le développement de l’autodéfense dans le Michigan et du Guerrero où sont présents les cartels. Le déploiement de l’armée a eu pour conséquence de nombreuses atteintes aux droits de l’homme épinglées par l’ONU.
  • La situation est aggravée par la corruption. Les cartels ont infiltré les autorités. Les conflits d’intérêts sont endémiques au Mexique à tous les niveaux (10 % du PIB). Deux scandales de corruption ont impliqué le l’épouse du président et un de ses collaborateurs. L’impunité est presque totale, car 3 % des crimes sont résolus. L’exemple du massacre d’Ayotzinapa. 
  • Un modèle économique défaillant. La crise de 2008 a durement touché le pays. En effet le Mexique est un capitalisme de sous-traitance qui dépend des exportations à destination de l’Amérique. Le déficit structurel des comptes courants et l’augmentation de la dette montrent que le modèle mexicain, tourné vers les exportations, n’est pas adapté au pays. Toutefois le Pacto pro Mexico du président n’a fait qu’approfondir le modèle néolibéral. Et les réformes dans les télécommunications n’ont pas porté leurs fruits. Le modèle orienté vers l’exportation est fondé sur le maintien des bas salaires et ne favorise donc pas le développement du marché intérieur. Les politiques sociales n’ont pas évolué sous la présidence. Certes Progressa (lutte contre la faim) été mis en place, mais n’a pas atteint les travailleurs les plus pauvres et si Seguro Popular a permis de couvrir les franges les plus pauvres de la population, il reste facultatif. 
  • Une démocratie partitocratique. Trois grands Partis (PRI/PAN/PRD) qui contrôlent la plupart des sièges dans les deux chambres. Ils contrôlent les organisations représentatives par des moyens clientélistes. 
  • Dans le domaine écologique, le bilan est bon. Le Mexique a accueilli la conférence de l’ONU sur la biodiversité à Cancún du 4 au 17 décembre 2016. Il a accueilli le C40, sommet des métropoles mondiales engagées dans la protection de l’environnement.
Catégories : Amérique du Sud

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