Le 11 septembre souligne l’importance de la région dans la lutte antiterroriste, alors que la région est riche en hydrocarbures. Il n’existe pas de véritables enjeux géopolitiques mais il s’agit d’un terrain propice aux luttes d’influence ravivées par les intérêts énergétiques.

  • Une région riche en hydrocarbures mais troublée. Facteur d’instabilité : 5 pays aux frontières artificielles, deux familles linguistiques : iranophone et les turcophones. Région de plus en plus islamisée : soufisme et fondamentalisme s’opposent.
  • Des ressources nombreuses. Pétrole kazakh, turkmène, Ouzbèke convoitée par la Russie. Réserve de gaz peu exploités. Gazoducs vers l’Europe transitant hors Russie. On parle de géopolitique des tubes.
  • Luttes d’influence entre puissances régionales et extérieures. La Russie et la Chine rivalisent en Asie centrale : les pays sont encore liés à la Russie (commerce, investissement, protection des régimes) alors que la Chine a un poids croissant pour contrôler les Ouïghours proches des Ouzbeks. Les États-Unis (É-U) et l’Union européenne (UE) jouent un rôle récent, mais important : base de l’OTAN à Bagram en Afghanistan. Projet Nabucco (avorté) de tubes pour désenclaver.
  • Faible intégration politique et donc région dépendante des puissances extérieures.Création de l’OSTC pour faire contrepoids aux É-U. La Communauté eurasiatique européenne fait obstacle au projet d’union douanière russe. L’OCS est en proie aux rivalités Chine-Russie.
  • Pour s’émanciper :la région doit œuvrer à son développement. La Turquie développe des liens, l’Iran est un débouché. L’aide des institutions multilatérales, une condition nécessaire, mais néanmoins pas suffisante pour la sortie de crise.
Catégories : Asie

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