Faut-il parler des Afriques vu les très grands contrastes des composantes du continent, ou d’une Afrique vu son rôle réduit au sein de l’économie mondiale ?

  • L’Afrique est un continent contrasté. On distingue 3 Afrique géographique (R. Pourtier) : l’Afrique de l’Ouest des guerres et des nomades, l’Afrique soudanaise des greniers et l’Afrique forestière des paniers. 2 ensembles densément peuplés : l’Afrique occidentale (Sahel-Atlantique) et les hautes terres (Érythrée-Afrique Australe) plusieurs puissances régionales émergent, on parle des 5 lions africains : Maroc et Égypte au Nord, Éthiopie dans la corne, Nigeria en Afrique de l’Ouest, Afrique du Sud en Afrique australe.
  • L’Afrique est tiraillée entre afropessimisme et afro-optimisme : Afro pessimisme d’une Afrique marginalisée, déchirée par les conflits et les exclusions. Afro optimisme d’une Afrique émergente, afro centrisme qui pense que les maux viennent de dehors, depuis la traite esclavagiste jusqu’au néo-colonialisme. Les représentations diffèrent.
  • Une approche par le haut (top down) de Philippe Hugon : elle offre un éclairage pessimiste à partir des indicateurs internationaux. La transition démographique est tardive, le continent est plus sujet qu’acteur, le taux de croissance de 5 % est à nuancer avec la fin de l’hypercycle des matières premières et la baisse de la demande chinoise.
  • L’approche par le bas (bottom up) fait apparaître les dynamiques du dedans (Balandier). Les problèmes sont localisés : VIH en Afrique australe, menace environnementale au Sahel.
Catégories : Afrique

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