« L’Europe s’est fait des crises et sera la réponse apportée à ces crises. »

L’Europe à 27 et probablement bientôt plus est très différente de celle des premiers temps de l’Europe communautaire (Europe des 6) L’UE actuelle a-t-elle perdu ses repères, renié son ADN. En s’élargissant trop vite s’est-elle perdue ? L’élargissement aux Balkans est-il envisageable avant un nouvel approfondissement ? Élargir c’est reposer la question de l’identité.

 

  • L’élargissement, un principe déjà présent à la naissance de l’Europe. Le mouvement paneuropéen d’entre deux guerre (Aristide Briand) souhaitait une unification de l’Europe entière. Le congrès de la Haye en 1948 reprend l’idée. Toutefois dans le cadre de la guerre froide l’Europe devient un enjeu entre les deux supergrands : attestations et soviétisation par l’URSS à l’Est. A l’ouest premier pas vers la construction européenne :
    • D’abord sous influence américaine dans une logique de containment. Création de l’OECE en 1948.
    • Puis mise en œuvre de la stratégie des petits pas à travers la création de la CECA en 1952.  Démarrage de l’Europe des six avec Traité de Rome (1957) créant Euratom et la CEE
  • Un projet européen qui attire les pays limitrophes (Balkans occidentaux AUJ) (Tropisme, animité).
    • Politiques, car elle permet de stabiliser la démocratie pour des pays qui ont connu des dictatures (Espagne franquiste, le Portugal renverse Salazar en 1975 lors de la révolution des Oeillets) rejoigne l’Europe en 1996 pour consolider leurs acquis démocratiques et profiter de la PAC. à Europe à 12
    • Economiquement c’est une zone de prospérité et les pays entrant profitent d’aide pour se développer. Mise en place du FEDER dans les années 1970 pour rééquilibrer. qui vise à aider les régions qui sont en Europe et qui sont en difficulté, notamment les PECO après l’élargissement de 2004 à Europe à 24.
    • Géopolitiquement : les pays qui intègrent l’UE intègrent le système diplomatique et militaire européenne : intégration des anciennes démocraties populaire dans l’OTAN. C’est notamment le cas des pays du groupe de Vilnius. Car la défense européenne est avant tout américaine : présence de Pershing II pendant la guerre froide, Article 5 de l’organisation qui prévoit la défense.
  • Un principe qui apparaît comme une chance pour les pays membres.
    • Géopolitiquement. Les pays membres cherchent à consolider les jeunes démocraties pour sécuriser leurs frontières : Mises en place de la PEV en 2004. Le Processus de Barcelone est lancé en 1995 : une zone de co-développement, de zone de prospérité partagée. L’UPM est relancé par Nicolas Sarkozy en 2007 : volets supplémentaires sur le développement durable, la culture Mais échec relatif car ce n’est pas une priorité pour tous les pays et instabilité géopolitique de la zone géographique. Le partenariat oriental remis en cause également par la situation en Ukraine. (Partenariat orientale vs étranger proche russe).
    • Économiquement : permettre de profiter des avantages comparatifs des PECO, délocalisation de Dacia en Roumanie, directive Bolkenstein des travailleurs détachés
    • Mais risques géopolitiques : la future intégration de la Turquie pourrait repousser les frontières de l’UE dans des zones instables : Caucase et Caspienne, zone instables.
  • Une consolidation politique et institutionnelle menacé. L’élargissement rend problématique la prise de décision : de l’unanimité à la majorité qualifiée. Le problème n’a pas été résolu avec le traité de Nice : Traité de Nice. (plus de domaines qui sont pris à ma majorité qualifiée). L’échec du traité de 2005 laisse l’Europe face à un vide. Mais le fonctionnement reste très complexe. Impression de Boite Noire (Thierry Chopin), et donc montée des populismes.
  • Une cohésion socio-spatiale remise en question. Ensemble hétéroclite de 28 membre dont la cohésion socioculturelle est problématique : capitalismes (Michel Albert, Capitalisme contre capitalisme), états providences (Esping Andersen, les 3 mondes). La Zone Euro n’est pas une une zone monétaire optimale selon Robert-Mundell : Disparités économiques qui oblige à des efforts de solidarité : mais lors de la crise de la zone Euro refus des Eurobonds par l’Allemagne.
  • Europe espace contre une Europe puissance ? Des visions s’opposent : la vision britannique (atlantiste, accent sur l’Europe économique, Europe espace) = US (qui aimerait bien que UE => EST, espace plus que puissance) et la vision du couple franco-allemand (Europe facteur de puissance). Pb : plus elle s’élargit plus elle se dilue et moins elle est gouvernable (impossible accords parfait). Après le Brexit, une occasion de faire une Europe puissance ? Mais dans le cas d’une Europe puissance, la division n’a cessé de s’accroitre : divisons jeune Europe, vielle Europe. Catherine Ashton (Federica Mogherini) du mal a s’affirmer d’autant plus que les diplomaties nationales agissent selon des intérêts nationaux / pb = un manque d’approfondissement, mais Juncker semble déterminer à faire un pause des élargissements. FR => méditerrané (vs élargissement car dilution de son influence+ peur d’une remise en question de son modèle social, un nivellement par le bas, contre dumping social et fiscal (EST)) VS ALL => EST (sa zone d’influence privilégié = la Mitteleuropa). AUJ : FR/ALL contre élargissement avant 2020(intégrer + ne pas se froisser avec Russie + fatigue des élargissements).
  • Les élargissements ont poussé à de nouveaux approfondissements : création du FEDER après l’adhésion britannique, Acte Unique préparant les élargissements, traité constitutionnel. Des approfondissements à la carte ont permis que l’élargissement ne bloque par l’approfondissement : saint Malo et Lancaster House. Permettent surtout d’avoir une masse critique face a l’émergence des BRICS tout en bénéficiant des avantages de chacun des espaces : aéronautique européenne.
  • Un surcroit de puissance. Plus nombreuse, l’européen est plus forte : 450 millions d’habitants après le Brexit, première puissance économique qui parle d’une seule voix à l’OMC. Elle mène des négociations avec les EU pour imposer ses normes.
  • Oblige à réfléchir sur les limites (orientales) de l’Europe : question des marges qui laisse présager des tensions avec Moscous, question de l’Europe balkanique (accepter : état de droit, éco de marché, reconnaissance criminel de guerre), question de la Turquie (accord de Mars 2016), Merkel contre intégration turque mais plutôt pour un partenariat, l’Europe à t’el vocation à ne s’élargir qu’au pays pauvre ou frontière de l’Europe dans causas instable ? Johaness Hann (nouveau commissaire à l’élargissement).
Catégories : Europe

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