Le ralentissement économique chinois a des répercussions sur l’économie mondiale comme en témoigne les réactions des marchés financiers. Les nouvelles contraintes auxquelles fait face la Chine remettent en cause son modèle et modifient donc la Division Internationale des Processus Productifs (DIPP) de la zone. 

 

  • Un ralentissement chinois avec des conséquences sur la croissance mondiale. Ralentissement depuis 2012 (déflation). La Chine a perdu en compétitivité : la hausse des salaires entraîne un reshouring dans l’habillement (Nike et Adidas). Sont en cause la fin de la main d’œuvre à bas coût (Tournant de Lewis) et l’essor d’une classe moyenne. D’un point de vue macroéconomique, la Chine a mis en place une politique de quantitative easing face à la crise de 2008 qui a créé des surcapacités. La Chine est donc entrée dans une nouvelle phase de croissance (<7%) qui a pour conséquence une baisse de la croissance mondiale. L’ asie est en effet la première puissance régionale devant l’UE.
  • L’Inde cherche à sortir de son isolement économique. Elle est trop excentrée mais la croissance est là (7%). La baisse des cours des matières premières a permis de réduire son déficit ; mais les exportations sont encore trop dépendantes de la roupie. L’amélioration de la balance de paiement, la diminution de l’inflation, la stabilisation de la monnaie permettre ont créé un cadre favorable. Toutefois Narandra Modi doit améliorer les règles de fonctionnement de l’économie (secteur informel), attirer les IDES. (licence Raj).
  • Les limites du volontarisme politique au Japon. Le Japon est l’antithèse de l’Inde. Le déclin est marqué par la démographie : la population active baisse donc la productivité est en berne. L’idéal serait d’avoir recours à l’immigration, mais le pays ne le souhaite pas. Les résultats des Abenomics sont mitigés. La dévaluation du yen n’a pas permis de véritablement relancer la croissance même s’il a amélioré le tourisme et rééquilibré les comptes extérieurs.
  • L’équilibre de la chaîne de valeur asiatique est remis en question par la Chine3 grandes étapes : émergences des dragons (70s), délocalisation par le Japon, constitution d’une sphère chinoise. Le commerce intrazone est élevé : les flux d’IDE sont majoritairement intrazones. Toutefois l’ajustement du modèle chinois va perturber l’équilibre de la zone. La Chine essaye cependant d’en renforcer la cohérence : BAII, RCEP. Toutefois ce n’est pas suffisant : la perte de compétitivité l’oblige à monter en gamme, ce qui offre une opportunité aux pays à bas coûts, mais fait pression sur les pays les plus avancés (Taïwan, Corée du Sud). Ceux-là mêmes qui traversent des difficultés : transition démographique, compétitivité et endettement.
  • Démographie et croissance. Déclin dans certains pays (Chine, Corée du Sud, Taïwan), mais ce n’est pas le cas partout (ASEAN, Inde). Le vieillissement de la chine pèse sur le potentiel de croissance de l’économie (Chine vielle avant d’être riche). Pose la question des flux migratoires : tabou au Japon, la Corée du Sud s’y est résigné (migrants cambodgiens) le vieillissement de la population est un risque : hausse du coût du travail, baisse de la productivité, diminution de la capacité d’innovation.

 

 

Catégories : Asie

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